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Affaire Tariq Ramadan : Paule-Emma Aline, bilan de l’enquête

#justice #Tariqramadan



La deuxième plaignante dans l’affaire Tariq Ramadan, Paule-Emma Aline, est elle aussi contredite par les différentes expertises commanditées par les juges d’instruction, notamment par les conclusions de la Brigade Criminelle(BC). Après un an et demi, l’enquête révèle et confirme que Paule Emma Aline a menti.


Changement de versions, témoins introuvables, messages qui contredisent le récit de Paule-Emma Aline ; la deuxième plaignante dans l’affaire Tariq Ramadan est, elle aussi, mise à mal par les différentes expertises faites par la BC. L’enquête qui a duré un an et demi a permis de mettre à jour de façon encore plus explicite les nombreuses incohérences de ses accusations. Celle qui, sur les réseaux, a plusieurs fois vu son compte suspendu pour propos incitant à la haine raciale et au harcèlement est, dans le cadre de l’enquête, confrontée à ses mensonges.


Les expertises qui mettent à mal les accusations


Paule-Emma Aline qui disait dans les premières auditions ne pas connaître Henda Ayari, a dû admettre qu’elle la connaissait et qu’elles avaient de nombreuses fois communiqué. C’est aussi ce que confirmaient les premières enquêtes téléphoniques. Les deux plaignantes ont par ailleurs eu des contacts avec l’essayiste Caroline Fourest via la ligne téléphonique de sa conjointe Fiammetta Venner, entre mai et novembre 2017 (six mois avant la plainte et deux semaines après). Les fiches téléphoniques dénombrent 156 contacts téléphoniques ou SMS entre Henda Ayari et Caroline Fourest d’une part, et 116 entre cette dernière et Paule-Emma Aline d’autre part. Tout comme Henda Ayari, Paule-Emma Aline aurait été en contact avec l’essayiste négationniste Alain Soral, un autre opposant notoire de Tariq Ramadan. Durant les différentes auditions, elle a donc dû revenir sur ses dires et admettre avoir plusieurs fois menti.


Paule-Emma Aline a déclaré dans ses auditions ne pas connaître la plaignante suisse, « Brigitte » ou « Maimouna ». Les expertises de ses ordinateurs ont pu prouver que les deux femmes se connaissent en fait depuis dix ans puisque les premiers contacts remontent à 2009. C’est Paule-Emma Aline qui a annoncé, sur les réseaux sociaux, la plainte à venir de la Suissesse, en avril 2018, la veille de son dépôt et de l’annonce publique.

Les versions concernant le viol présumé sont, elles aussi, changeantes au fil des interlocuteurs et du temps. Elle a affirmé à la police et aux médias avoir été violée avant la conférence du 9 octobre puis avoir été séquestrée durant cette dernière dans un état de choc, blessée, tuméfiée, dans un état semi-comateux. Elle n’a fait l’économie d’aucun détail concernant cette séquestration ajoutant à l’horreur de la scène.


Pourtant, elle a confié au premier médecin qui l’a examinée dans le cadre de sa plainte qu’elle avait assisté à la conférence et qu’elle s’était fait violer et agresser « après ». Aujourd’hui, quatre expertises faciales internationales et françaises confirment qu’elle aurait bien été à la conférence de Tariq Ramadan. Paule-Emma Aline a donc sciemment menti, et à plusieurs reprises, à chacune des auditions. C'est aussi ce que confirme l’enquête de la Brigade Criminelle qui stipule que la quadragénaire aurait envoyé des messages prouvant qu’il n’y a jamais eu viol.

En effet, d’après la BC, Paule-Emma Aline aurait envoyé un message sans ambiguïté (après leur seule rencontre durant laquelle elle accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée): « Tu m'as manqué dès que j'ai passé la porte.» Impossible de croire, comme le relève la BG, que ce message puisse avoir été écrit après un viol. Les SMS relevés par la Brigade Criminelle ont été envoyés « après les faits supposés" concluent clairement les policiers. Ils "laissent perplexe, car la plaignante semble ravie de la nuit passée". Au fil de la lecture de ces messages, les enquêteurs notent des déclarations "surprenantes et fluctuantes", alternant entre « les messages d'amour et les reproches ».


Enfin, alors que Paule-Emma Aline a déclaré avoir un certificat médical constatant les séquelles du viol qu’elle aurait subi. Il s’agit en fait d’un certificat, établi près de trois semaines après les faits, et qui atteste de la présence d’hémorroïdes. Le médecin se contente de relater ce que Paule-Emma Aline déclare avoir subi mais le certificat ne fait pas mention de traces de violences tant sexuelles que physiques.


Incohérence dans le récit et harcèlement via les réseaux sociaux


De la même façon, il existe de nombreuses incohérences dans le récit de Paule Emma Aline. Elles ont été relevées par la BG mais les juges d’instruction en charge de l’enquête n’en tiennent pas compte pour l’instant Le récit du viol en est l’exemple le plus évident. Paule-Emma Aline affirme avoir été la victime d’une violence effroyable avant et après une séquestration qui est donc aujourd’hui infirmée par les faits. Elle affirme, de plus, avoir pris un bus avec le visage tuméfié et meurtri, une robe déchirée, une béquille et un talon cassé entre 5h et 6h du matin, le samedi 10 octobre au matin, après avoir fui de la chambre. N’ayant pas d’argent pour prendre son ticket de bus, elle aurait demandé au chauffeur de la laisser monter compte-tenu de son état. Un samedi matin, entre 5h et 6h du matin, le bus devait être vide et cela aurait dû marquer la mémoire du chauffeur. Or, une enquête a été faite auprès des agents de la RATP. Tous les agents en service ce matin-là ont été retrouvés : aucun d’eux ne se souvient d’elle ni d’avoir accueilli une femme en détresse. Elle déclare, de surcroît, avoir porté plainte à un poste de police où « les agents se seraient moqués d’elle ». Aujourd’hui, Paule-Emma dit ne plus se souvenir de l’adresse du poste de police où elle se serait rendue alors que celui-ci se situait dans sa ville de résidence.


Enfin, elle affirme s’être convertie à l’islam et être entrée en contact avec Tariq Ramadan pour lui poser des questions religieuses. Elle n’a jamais pu apporter un seul élément confirmant sa conversion à l’islam et dans tous les messages retrouvés de sa part, il n’est jamais question de religion. Elle a déclaré aux juges qu’elle était sous « emprise religieuse » et que Tariq Ramadan lui imposait des règles et des tenues vestimentaires tel que le « voile islamique ». Aucun des messages retrouvés ne confirme ses allégations et Paule-Emma Aline apparaît non voilée sur la photo de la conférence du 9 octobre.


Ce qui est certifié néanmoins, c’est que Paule Emma Aline est depuis cette époque très proche de la mouvance d’extrême droite. Elle a attaqué « les Arabes » et « les musulmans » dans de nombreuses publications sur les réseaux sociaux et sur sa page relative à l’affaire de Tariq Ramadan. Paule-Emma Aline a notamment été candidate sur une liste de « Debout la République » lors des législatives de 2012 et avait créé un site qui reprenait les idées du Front National.


Un bien étrange profil psychologique


Elle a reconnu avoir tenu de faux comptes au nom du professeur, se faisant passer pour lui durant plusieurs années sur les réseaux sociaux.


Elle a aussi créé de faux comptes de femmes prétendant être en contact avec Tariq Ramadan. Elle postait ainsi des dialogues imaginaires et des échanges virtuels entre des comptes qu’elle-même avait créés. Elle a par ailleurs toujours été très présente sur Twitter sous sa propre identité. Elle a, à de nombreuses reprises, harcelé verbalement certains protagonistes de l’affaire, notamment la famille de Tariq Ramadan et ses soutiens, mais aussi Henda Ayari qu’elle accuse de mensonges, et même de « l’espionner » via les réseaux sociaux. Plusieurs soutiens du professeur ont d’ailleurs déposé plainte contre Paule-Emma Aline pour diffamation et harcèlement.

Me Marsigny, avocat du Professeur Tariq Ramadan, a déclaré avoir reçu des menaces de mort de la quadragénaire. Elle a publié sur les réseaux sociaux des photos de la famille de celui-ci. Même procédé pour les soutiens publics de l’intellectuel, Paule-Emma Aline a régulièrement posté leurs photos personnelles accompagnées de propos insultants et/ou complotistes. C’est donc un profil psychologique pour le moins particulier qui ressort tant de ses différentes prises de parole que de l’enquête de la Brigade Criminelle.


Un an et demi après le début de cette enquête, la plainte de Paule-Emma Aline est plus que jamais mise à mal. Le 22 février 2019, Tariq Ramadan a déposé plainte contre les trois plaignantes pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation d’une infraction imaginaire. »


K.L

© 2019 par Le réveil citoyen

                  DIM Production 

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