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Dossier Tariq Ramadan en Suisse : « Un traquenard en bande organisée » ?

Les quatre jours d’auditions à Genève de l’intellectuel ont été instructifs. La procédure suisse, avec une instruction précise et neutre, a permis d’exposer les mensonges de « Brigitte » mais aussi un élément central : la présence du paparazzi Jean-Claude Elfassi, ce que l’accusatrice avait toujours tenté de nier.





« Le tchat a été fructueux, torpille en prépa », c’est ce que « Brigitte » disait sur un forum en ligne au sujet de Tariq Ramadan, quelques jours avant de toquer à la porte de sa chambre d’hôtel. Il s’agirait donc d’un plan. Plan qu’elle n’aurait pas pensé et réalisé seule. Ces quelques jours d’auditions ont fait apparaître ce que beaucoup dénonçaient : un traquenard, « en brande organisée », dont Brigitte aurait été une des premières et principales organisatrices.


Mensonges et témoignages gênants


Denise,« DW », une des témoins principales de « Brigitte », mais aussi de « Christelle », la deuxième plaignante française, a reconnu avoir discuté avec « Brigitte », dès 2009, du paparazzi Jean-Claude Elfassi. « DW » avait conseillé à « Brigitte » de le voir avec un avocat et de lui demander « combien il payait ». La quinquagénaire a bien écrit au paparazzi qui lui a répondu que ces histoires de vie intime n’intéressaient pas les magazines français et qu’il était prêt, lui, à publier son témoignage sur son blog pour détruire la réputation de « cet intégriste musulman ». « Brigitte » avait d’abord affirmé au procureur suisse n’avoir jamais écrit à Elfassi ; jusqu’à ce que des messages, remis par « DW », prouvent qu’elle mentait. Pour se sortir de cette impasse, « Brigitte » a ensuite affirmé que c’est « DW » qui était à la manœuvre et qui l’avait mise en contact avec Caroline Fourest et Jean-Claude Elfassi. Lors de la confrontation à Paris « Brigitte » avait traité Caroline Fourest de « connasse » parce qu’  « elle nous avait laissé tomber » puisqu’elle n’avait pas répondu à ses attentes et à celles de « Christelle » de détruire publiquement la réputation de Tariq Ramadan.


« DW », qui a été perquisitionnée dès le lendemain de la confrontation, a catégoriquement nié être le « cerveau » qui aurait établi ces contacts et cette stratégie pour nuire à la réputation de l’intellectuel. Elle semble avoir été instrumentalisée par « Brigitte » et « Christelle » dont les messages prouvent qu’elles lui ont toutes deux menti.

Lors des auditions des témoins, dont certains étaient des amies ou des collègues de « Brigitte », il est apparu que la plaignante leur avait également menti. Tous furent surpris, et parfois choqués, à la lecture des messages que la plaignante avait envoyés à l’intellectuel musulman avant et après l’unique rencontre du 28 octobre 2008. « Brigitte » a donc été confrontée à ses messages et à ses mensonges sans arriver à les expliquer. La plaignante, qui avait pourtant l’interdiction d’entrer en contact avec ses témoins, n’a pas respecté l’injonction. Les contacts furent nombreux après le dépôt de sa plainte, avant et après les confrontations de septembre et octobre 2020, puis avant les auditions de novembre 2020 comme ont dû le reconnaitre les témoins aussi bien que la plaignante. Une attitude qui surprend lorsque l’on sait à quel point la justice helvétique est ferme sur ces règles.



Des témoins et des experts qui confirment la collusion et les mensonges


Le réceptionniste de l’hôtel, qui était en fonction le 28 octobre 2008, est formel : la version de « Brigitte » n’est pas plausible.

L’histoire du fer et de la planche à repasser remis au professeur d’Oxford dans le lobby (qui aurait été le prétexte pour faire monter « Brigitte » dans sa chambre) est impossible : La règle, comme l’affirme avec assurance l’employé à la lumière de ses 18 ans d’expérience dans cet établissement familial, est de remettre ces appareils directement dans la chambre. Cette version est conforme à la déposition de Tariq Ramadan. Le lobby n’est jamais fermé, contrairement à ce qu’a affirmé la plaignante pour justifier qu’elle a dû se rendre dans la chambre : à 21h30, affirmait-elle, on leur aurait demandé de quitter les lieux. Le réceptionniste a confirmé que cela n’arrive jamais, les clients de l’hôtel pouvant rester autant qu’ils le voulaient dans le lobby. Enfin, la chambre est très petite-un pas entre le lit et la porte alors que « Brigitte » parlait de 5 à 6 mètres - et celle-ci est mal insonorisée ( seul défaut de l’hôtel reconnu par l’employé) : une « baston » telle que celle décrite par la plaignante ne pouvait pas être restée inaperçue : le réceptionniste a confirmé qu’il n’y avait eu aucun signalement relativement à cette chambre dans le registre destiné à cet effet. Ainsi, tous les éléments constituants la version de « Brigitte » ont été infirmés par le réceptionniste qui a ajouté qu’il était impossible que, à 21h, elle ait croisé le même réceptionniste qu’à 6h du matin le lendemain puisque le shift du personnel avait déjà été effectué durant la nuit.


Comme le relève une source proche du dossier, « à ce stade, ce n’est plus parole contre parole, mais la parole de la plaignante face aux preuves objectives de ses mensonges ».

Enfin, deux psychologues rencontrés par Brigitte ont été entendus et leurs témoignages sont des plus troublants. Le premier, le Dr P.S. a inséré des notes en 2018 à ses rapports de 2008 et il a surtout donné une version étrange de ses contacts avec la plaignante. Il aurait, dit-il, lors de leur contact téléphonique de mars 2018, reconnu et resitué la plaignante grâce aux articles parus dans la presse relativement à sa plainte et à l’affaire. La plainte et les articles n’ont été déposés et publiés qu’en avril 2018, soit trois semaines plus tard. Face à cet anachronisme, le psychiatre est apparu très mal à l’aise, d’autant plus qu’il a commis la même erreur de chronologie que la plaignante lors de sa déposition. La collusion semble avérée. Ces erreurs entachent grandement la crédibilité de ce docteur qui a, en plus, été contacté par la plaignante alors que cela leur était interdit. Le deuxième psychiatre, Dr R.G semble, quant à lui, dans une relation à « Brigitte » assez surprenante. Il la tutoie et ses notes de 2009 ressemblent mot pour mot à la déposition de la plaignante de 2018. En tant que témoin, il ne devait pas la voir, ni discuter de l’affaire, pourtant il admet l’avoir vue et conseillée entre les deux confrontations de septembre et octobre 2020, et juste avant son audition de novembre. Il a été surpris et troublé à la lecture des messages que la plaignante avait envoyés à l’intellectuel et dont il n’avait aucune connaissance. Son interprétation de l’affaire s’arrêtait, dit-il, à ce qu’elle lui avait dit et il n’avait pas cherché à savoir si elle lui avait menti.


Humiliation et « Jalousie pathologique »


De nombreuses éléments restent en suspens concernant « Brigitte », notamment ses nombreux blogs et les posts qu’elle a essayé d’effacer et où se manifeste, depuis 10 ans, un des mobiles de sa haine : elle s’est sentie humiliée que Tariq Ramadan refuse ses avances et elle est animée par une jalousie « pathologique », comme l’indique une source anciennement proche de la jeune femme lorsque « Brigitte » côtoyait Dieudonné : « Maimouna (« Brigitte ») a toujours été instable, détruire ce qu’elle n’a jamais pu avoir ou être, c’est un scénario qu’elle a de nombreuses fois tenté et répété. »



Photo trouvé dans l’ordinateur de la plaignante française « Christel »
Photo de Brigitte en compagnie de Dieudonné


L’enquête en Suisse se poursuit. Ce traquenard ne repose pas uniquement sur « Brigitte » et les prochaines semaines vont permettre d’exposer à la justice les vrais coupables. Aussi bien les plaignantes qui ont fait de fausses déclarations, que ceux qui, comme Jean -Claude Elfassi, ou Alain Soral, on agit dans l’ombre.


« L’instruction suisse est une bouffée d’air » comme l’indique une source proche du dossier. La France aujourd’hui semble bien moins le pays des « droits de l’homme » que la Suisse qui instruit, jusqu’à aujourd’hui en tous cas, dans le calme et la neutralité.


A-C Vonnhart