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Dossier Tariq Ramadan : Yasmina Bougaiz, révélations sur une des femmes par qui tout a commencé

De L’Europe à l’Arabie Saoudite, une « agent double », experte en manipulation ?


Le dossier Ramadan si politisé aujourd’hui a commencé sur les réseaux sociaux par des femmes éconduites qui ont voulu la chute de l’intellectuel. Bien qu’effacés par leur soin, les blogs et commentaires sur les réseaux sociaux ont été retrouvé. Ni viol, ni violence y sont dénoncés, par contre raillerie, propos déplacés sur l’intellectuel et sa famille et mise en place d’un plan pour le faire « chuter » étaient explorés et exposés aux yeux de tous. Parmi ces femmes, Yasmina Bougaiz.

Il y a plus d’une dizaine d’années, sur les réseaux sociaux, des femmes se sont rassemblées afin de dévoiler « la vie privée de Tariq Ramadan » comme elles le disaient elles-mêmes. Le « faire tomber ». Le « piéger dans un hôtel sexuellement parlant ». Tous ces propos sont issus des blogs et réseaux sociaux que nous avons pu consulter et constituent à présent des pièces importantes du dossier. La plaignante suisse et Paule Emma Aline, la deuxième plaignante sont sur ces sites, y participent et n’y parlent ni de violence, ni de viol, mais de dépit pour l’une et d’idéologie pour l’autre.

Yasmina Bougaiz citée par deux témoins dans le dossier y participe aussi. En 2009 sous un post de Zeguendi au sujet de Tariq Ramadan, Yasmina écrit un scénario qui illustre le piège qui se préparait ainsi que le versant fantasmatique de Yasmina Bougaiz qu’elle partage avec « Brigitte » qui intervient, entre autres, sous le pseudo de « Leila » comme elle l’avoue elle-même:


Les multiples investigations sur le Net, les anciens blogs, les commentaires, les faux comptes et les posts (Facebook, Twitter, etc.) sur plus de treize ans (de 2007 à 2020) éclairent désormais d’un jour nouveau l’« affaire Ramadan ». C’est en effet dès 2007 qu’un certain nombre d’individus se sont peu à peu liés pour réaliser leur objectif commun : « faire tomber Tariq Ramadan ». De nouveaux noms apparaissent, des connections jusqu’alors inconnues, où l’on retrouve des journalistes, des essayistes ou des bloggeurs déterminés à salir l’intellectuel et à lui nuire. Yasmina Bougaiz en fait partie.


Au commencement un nom : Yasmina Bougaiz


Au cours des enquêtes menées sur le web et dans les archives invisibles, un nom apparaît de façon ininterrompue, dès la fin 2007 et jusqu’en 2020. Il s’agit de Yasmina Bougaiz : son identité réelle apparaît dans le dossier Ramadan car deux plaignantes ont mentionné son identité réelle et celui-ci a été retrouvé dans de nombreux documents versés par l’accusation. Femme mariée et maman, qui avoua avoir précédemment trompé son mari, Yasmina Bougaiz semble avoir nourri « une volonté de vengeance obsessionnelle après avoir été éconduite » nous indique une source, ancienne connaissance de la quadragénaire.

Yasmina Bougaiz fut la première personne à poster, sous de multiples pseudonymes, des commentaires, sur divers blogs et sous différents articles, destinés à nuire à l’intellectuel en répandant des rumeurs sur sa vie intime.

On retrouve ses nombreux posts sur le blog de l’ennemi inconditionnel de Tariq Ramadan, Khalil Zeguendi, « Bruxellois, non peut-être ». Elle écrit aussi sur Bakchich, TunisiaWatch, un blog genevois et sous presque tous les articles rendant compte des activités publiques du professeur d’Oxford.

Sa technique est simple et efficace. Elle multiplie les pseudonymes, comme Paule Emma Aline et Brigitte, pour faire croire que les femmes sont nombreuses. Elle poste les liens des différents blogs sous chaque article apparu et elle contacte les ennemis connus de Tariq Ramadan en espérant les intéresser et les pousser à rendre compte de ces accusations d’infidélité, toujours anonymes. Elle n’a pas moins de quatorze pseudonymes (dont « La Cavalière », « Hasna », « Anne », « Sarah », « Yas », « Anonyme », …) et elle utilise parfois les pseudos de ses interlocuteurs/trices pour brouiller les pistes.


Elle se fait passer pour Tariq Ramadan lui-même, crée de faux comptes, de fausses adresses emails et réussit même, compte tenu de ses connaissances en informatique, à accéder aux comptes emails de sa cible. Elle s’en vante auprès de Tariq Ramadan dans un email qui sera prochainement versé comme preuve, selon une source proche du dossier. Elle crée des blogs, notamment « Femmes de l’ombre » et « L’autre en moi », et publie des articles avec le même objectif.

Voilà ce que dit d’elle, « Brigitte », la plaignante suisse (son identité a pu être vérifiée), dès décembre 2009, en parlant de déception amoureuse et non de violence ou de viol :


Un profil d’ « agent double » qui manipule

Comme pour toutes ces femmes qui participent aux échanges retrouvés, Yasmina Bougaiz ne parle jamais de violence ni de viol. Son but est de salir et de briser la réputation de l’homme qui n’a pas répondu comme elle l’espérait à ses attentes. Agissant d’abord quasiment seule, elle réussit à attirer l’attention de femmes, d’intellectuels et de journalistes ayant les mêmes objectifs qu’elle : « détruire Ramadan » coûte que coûte. Dès 2008-2009, elle est en contact avec Khalil Zeguendi, Brigitte-Maimouna (la plaignante suisse), Vanessa de Beur FM (amie de Yasmine Kepel, la femme de Gilles Kepel), Paule Emma Aline « Christelle », Ian Hamel, Caroline Fourest, Jean-Claude Elfassi. Au fil des mois et des années s’ajouteront Majda Bernoussi, Alain Soral et Salim Laibi, Maamar Metmati, Lucia Canovi et Bernadette Sauvaget. Tous les ennemis.

Manipulatrice et intrigante, elle joue un double-jeu et n’hésite pas à contacter Tariq Ramadan pour l’informer de l’identité des individus et des femmes qui interviennent sur les blogs et lui veulent du mal.

Correspondance transférée concernant Vanessa Beur FM (Nacira Menadi) avec Khalil Zeguendi :


Correspondance transférée relative à la plaignante suisse :


Une « agent-double » qui mentionne à Tariq Ramadan « cela doit rester entre nous »


Elle agit de la même façon avec Brigitte-Maimouna, Christelle, Vanessa de Beur FM, Caroline Fourest ou Ian Hamel, en brouillant les pistes. Le but est d’atteindre son objectif sans jamais apparaître. Elle agit comme une agent-double particulièrement habile et perverse.

Qui est Yasmina Bougaiz ?

Belgo-tunisienne, elle a travaillé à la Commission Européenne pendant de nombreuses années et elle ne craignait pas d’envoyer ses emails privés, relatifs à ses agissements sur le Net, depuis son adresse officielle professionnelle. Quelle était sa véritable fonction au sein de l’institution européenne ? Elle a gardé le secret et aucun de ses contacts n’a pu le savoir. Elle était, jusqu’à très récemment, installée à Riyad, en Arabie Saoudite, avec sa sœur Badia Bougaiz « pour des raisons professionnelles », dit-elle, et toutes deux sont en contact très rapprochés avec les hommes et les femmes du pouvoir (comme Hassna Alturki) et a un accès direct aux princes eux-mêmes. Yasmina Bougaiz n’hésite pas à poser avec eux.


Ce n’est un secret pour personne que l’Arabie Saoudite, où Tariq Ramadan est interdit de séjour, est un des principaux pays arabes, avec Les Émirats Arabes Unis et l’Égypte, désireux de faire tomber le professeur d’Oxford, un de leurs plus farouches critiques en Occident. Henda Ayari a d’ailleurs révélé avoir été approchée par des médias saoudiens pour révéler son affaire, contre rémunération. Yasmina Bougaiz a par ailleurs été en contact avec Christian Malbrunot, auteur des « Qatar Papers » (livre qui est une aubaine pour les trois pays précités dans leur conflit régional) qui s’en prend particulièrement à Tariq Ramadan.


Incitation à la haine et aux mensonges

Yasmina Bougaiz attendait son heure. Ses derniers posts vengeurs dataient de 2015. Elle réapparaît dès 2017, avec le dépôt des plaintes pour viol. Ses posts et ses premiers échanges retrouvés avec deux des plaignantes et certains témoins (Maimouna-Brigitte, Christelle, Vanessa, etc.) prouvent qu’elle sait, dès 2009, qu’il n’a jamais été question de violence et de viol. Elle préfère aujourd’hui taire la vérité. « Elle cherche à assouvir sa vengeance froide et perverse » d’après une source anciennement très proche de la quadragénaire. Elle poste des tweets haineux et insultants envers Tariq Ramadan et sa famille, nargue ses soutiens et retweet les commentaires des ennemis de l’intellectuel. Parmi ceux qui la suivent on trouve, sans surprise, Ian Hamel, Bernadette Sauvaget, trois plaignantes (Christelle, Maimouna, Henda Ayari) et même Me Eric Morain. Elle retweete ou commente continuellement les posts de Maamar Metmati, Salim Laibi (Le Libre Penseur), Lucia Canovi entre 2017 et 2020.

Parmi ses liens :


Elle renvoie à l’article du collaborateur de Daniel Pipes, islamophobe et militant pro-israélien extrémiste :


Elle révèle être en contact avec Jean-Claude Elfassi depuis dix ans :


Difficile de savoir pour qui travaille Yasmina Bougaiz et ce qui peut expliquer les vraies motivations de son acharnement, son double-jeu et ses mensonges depuis quatorze ans.



C’est une « manipulatrice, qui s’est moquée avec arrogance tant des plaignantes qu’elle poussait à s’exposer (en évitant toujours d’apparaître), que de Tariq Ramadan à qui elle a fait croire qu’elle lui livrait des secrets sur ses ennemis » confirme notre source, une ancienne connaissance qui l’a connue de nombreuses années.

D’après des sources proches du dossier, les avocats de la défense étudient les possibilités de déposer une plainte dans les prochains jours. Ils ont d’ores et déjà décidé de verser au dossier de nombreux éléments cruciaux (emails, posts, commentaires, faux comptes, etc.) concernant « cette femme de l’ombre » comme elle se nomme elle-même sur son blog et ils vont demander aux juges de l’interroger, en leur présence, sur son implication dans ce dossier.

Arnaud Haykel

© 2019 par Le réveil citoyen

                  DIM Production 

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