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L'état de santé de Tariq Ramadan se détériore gravement

Mis à jour : 22 juil. 2018

"la possibilité du caractère irréversible de ces symptômes."



L'état de l'intellectuel Suisse Tariq Ramadan s'est gravement détériorer . En effet,  "Le 12 juin, le professeur Ramadan a été à nouveau admis à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière où il a revu un médecin neurologue pour la première fois depuis le 9 mars. "  La neurologue a  constaté une dégradation sévère de son état de santé.

la possibilité du caractère irréversible de ces symptômes.

"Perte de poids inquiétante de 11k, marche difficile et impossibilité de se déplacer sans un déambulateur, dysesthésie douloureuse des membres inférieurs des orteils jusqu’aux genoux, paresthésie  sur tout le bras droit jusqu’à l’épaule avec crampes à la main et impossibilité d’écrire et paresthésie sur la main gauche, perte de sensibilité générale, maux de tête intenses et permanents, troubles de la concentration avec un temps de concentration qui n’excède pas 20 minutes, pertes de mémoire et Incontinence". Cette liste de symptomes souligne le caractère particulier de laisser un homme présumé innocent en détention alors que d'autre mesure pourrait garantir la sécurité de tous les protagonistes de l'affaire.

Nous savons aussi que "la doctoresse neurologue en charge a reconnu la possibilité du caractère irréversible de ces symptômes. Un rapport initial avait pourtant indiqué que l’aggravation des symptômes était sans doute dûe à des facteurs psychologiques, ce qui les auraient rendu réversibles une fois les « facteurs stressants » évacués.  

Une détérioration totalement liée aux conditions d'incarcération qui souligne  la problématique de la détention provisoire. Comme l'expliquait Faustine Hélie  « la détention préalable inflige un mal réel, une véritable souffrance, à un homme qui non seulement n'est pas réputé coupable, mais qui peut être innocent, et le frappe, sans qu'une réparation ultérieure soit possible, dans sa réputation, dans ses moyens d'existence, dans sa personne »

"Sur la base des constats de dégradation de son état de santé et après un séjour de 3 semaines à La Pitié-Salpêtrière dans un contexte éprouvant, pendant lequel le professeur Ramadan est resté confiné dans sa minuscule chambre 24h sur 24 dans un isolement total sans aucune sortie ni promenade, il est aujourd’hui renvoyé à l’ EPSNF pour une durée indéterminée. " Il n'est plus possible aujourd'hui de parler d'une détention compatible avec la santé de Tariq Ramadan puisque son état global s'est profondément détérioré.

Symbole d'une justice à géométrie variable 

Tariq Ramadan est le symbole d'une justice à géométrie variable mais aussi aux carences de la détention tel qu'elle est pensée actuellement en France.  Rappelons que "au 1er janvier, 19 498 personnes, non encore jugées ou dont la peine est frappée d’appel, étaient incarcérées. Selon les chiffres du ministère de la justice, publiés mardi 24 janvier, cela représente 28,5 % des détenus, contre 27,2 % au 1er janvier 2016 et 25 % au 1er janvier 2015. Sur fond d’une reprise de la croissance de la population carcérale depuis deux ans jusqu’aux niveaux records où elle se maintient depuis la mi-2016 (68 432 détenus au 1er janvier, + 2,6 %), l’envolée du nombre de prévenus est la plus spectaculaire : + 18 % en deux ans.

 C’est comme si la pire des situations devait peser sur des personnes n’ayant pas, ou pas encore, été condamnées », explique Jean-René Lecerf, spécialiste des questions pénitentiaires.


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