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Refus de la demise en examen de Tariq Ramadan : que dit l'ordonnance ?



La démise en examen demandée par Me Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, le 12 juin, a été refusé ce vendredi. Mais que dit exactement l’ordonnance rendue par ses juges ?


Dans leur ordonnance remise le vendredi 20 juillet de refus de démise en examen de Tariq Ramadan, les juges indiquent que les éléments matériels fournis par la plaignante Paule-Emma A. « se sont révélés exacts suite aux investigations réalisées auprès de l’hôtel Hilton, et que ses déclarations réitérées sont ‘circonstanciées et précises », et que rien ne remet « en cause les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Monsieur Ramadan. »

Or, ces éléments, comme l’indique Me Marsigny, sont simplement “la date du 9 octobre 2009 qui n’est contestée ni par l’accusatrice, ni par M. Ramadan. Tariq Ramadan indique avoir bien rencontré Paule-Emma A. à la date et au lieu décrits, mais pour boire un café et nie toute relation physique avec elle.” Ainsi donc, il ne s’agit que d’une date que personne ne conteste.


Date du 9 juin, unique élément “matériel”


Maître Marsigny déclare que : “La décision se contente de dire que les déclarations de la plaignante sont circonstanciées et réitérées sans les confronter aux éléments d’enquête qui les contredisent et sans s’interroger en outre sur la vraisemblance du récit qui voudrait que Madame A., après avoir été sauvagement agressée, aurait attendu plus de cinq heures son agresseur dans la chambre pour passer ensuite la nuit avec lui et ne parvenir à se sauver qu’au petit matin.”

Pourtant d’autres éléments qui prouve qu’il y a de profondes incohérences ne sont pas cités ni même creusés. Paule-Emma en effet déclare “qu’un couple se disputait dans les chambres d’à côté”. “Précises et circonstanciées” : elle répète ce détail qui s’avère faux. Les chambres d’à côté étaient vides à cette date. Elle explique aussi que Nicolas Sarkozy aurait fait pression sur elle pour porter plainte et qu’il l’aurait “affamée” dans ce but. Elle remet donc en cause l’ancien président de la république. Si cela est vrai, c’est très grave. Si cela est faux, c’est délirant. Si c’est délirant, quand est-il du reste de ses declarations? Elle accuse par exemple des policiers d’avoir ri lorsqu’elle aurait voulu deposer une plainte pour viol contre Tariq Ramadan. Comment croire que des policiers riraient au nez d’une femme qui declare avoir été violée ?


Les conclusions des juges ne citent pas d’autres éléments à charge précis en dehors de cette date. Cette ordonnance ne prend pas encore en compte les nouveaux éléments faisant suite à la confrontation entre Henda Ayari et Tariq Ramadan. Où, une nouvelle fois, l’accusatrice a donné une date qui ne correspond pas. Date où Tariq Ramadan était bien à Paris, mais elle, à Rouen au mariage de son frère. Quelque chose attire l’attention : les deux dates proposées par Henda Ayari tombent deux fois de suite sur une date ou Tariq Ramadan est vraiment à Paris. Et c’est l’enquête qui finit par prouver qu’Henda Ayari, elle, n’y etais pas.


Ainsi, nous avons un homme en prison depuis 6 mois, sur le témoignage de deux femmes qui n’apportent aucune preuve matérielle d’un quelconque viol. Deux femmes qui se connaissent depuis 2012.