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Cet instantané n’est qu’une petite partie de l’une des vues les plus complètes et les plus spectaculaires de l’univers – une structure en forme de toile formée par des millions de galaxies, remontant à la nuit des temps.
L’enquête quinquennale était censée recueillir des données sur 34 millions de galaxies et de quasars (les noyaux brillants de jeunes galaxies lointaines). En pratique, il en a détecté plus de 47 millions, ainsi que plus de 20 millions d’étoiles proches dans la Voie lactée. UN visualisation publiée avec la carte de DESI montre comment il s’est développé au cours de ces cinq années.
Une partie de la lumière capturée dans cette image a mis des milliards d’années pour atteindre Kitt Peak, ce qui permet aux scientifiques de remonter le temps pour reconstruire l’évolution de l’univers. Le résultat est une vue tridimensionnelle qui montre non seulement où se trouvent les galaxies, mais également comment elles se sont déplacées et se sont regroupées au fil du temps.
Au-delà de son impact visuel, l’image joue un rôle crucial pour sonder le mystère énergie sombrenom que les physiciens ont donné à une force qui semble être à l’origine de l’expansion accélérée de l’univers. Il représente environ 70 % de l’univers, et sa nature et sa répartition comptent parmi les plus grandes questions de la physique.
En comparant la répartition des galaxies à différentes époques, les chercheurs peuvent suivre l’influence de l’énergie noire sur la structure de l’univers au cours des 11 derniers milliards d’années. Les premières données du DESI ont déjà laissé entendre que l’énergie sombre peut évoluer à travers l’histoire cosmique – une percée qui remodèlerait fondamentalement la compréhension scientifique de l’univers et de son destin ultime.
L’image est le résultat d’une collaboration internationale massive. Plus de 900 chercheurs de plus de 70 institutions ont contribué au projet, dirigé par le Laboratoire national Lawrence Berkeley et financé par l’Office of Science du Département américain de l’énergie.
DESI continuera à observer le ciel jusqu’en 2028, élargissant sa carte d’environ 20 %. Les futures observations cibleront des galaxies plus faibles et plus éloignées, ainsi que des régions plus difficiles à observer près de la Voie lactée (où les étoiles gênent) et dans le ciel austral (ce qui nécessite que le télescope scrute une plus grande partie de l’atmosphère terrestre). Les premiers résultats de l’ensemble complet de données sont attendus en 2027.
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